L'Année 2003 restera à jamais l'année, ou ma vie a basculé pas forcément dans le meilleur.
Après mes quêtes passés, mes soucis sentimentaux, j'ai du affronter la réalité de la maladie, en janvier 2003 j'ai été victime de ce qui s'appelle une paralysie faciale, la nuit précédant cette paralysie, j'étais victime de maux de tête atroce. Habitué aux migraines, j'y ai prêté aucune attention, un paracétamol et hop au lit.
Pendant la nuit, je sentais un truc blizzard ce passé dans ma tête, mon visage je le sentis changé, au réveil ma bouche n'étais plus symétrique. J ai cru à un infarctus, Je buvais mon café qui coulait sur mes joues, sauf dans ma bouche.
Je suis allé chez mon médecin. Une heure plus tard, il m'orienta vers les urgences qui me prenaient en charge. Pour une visite rapide, ce fût une consultation éclaire, en moins de vingt minutes, ils pratiquent un scanner, afin de vérifier qu il ne s'agit pas d'une tumeur au cerveau périphérique. On me donna une ordonnance avec du paracétamol
"sa va passer dans 15 jours m'a ton dis". Trois ans plus tard j ai perdu 40% de mon faciesse du à la négligence des médecins. Ils auraient du m'orienter vers un ORL pour m'injecter des corticoïdes et ainsi stopper la paralysie.
Rien n'a été fais, aujourd'hui je porte en moi cette colère je me suis habitué à vivre ainsi. Je ne suis pas défiguré non plus mais je le vie mal, au fond de moi, on a beau me dire que cela ne se voient pas, mais c'est moi qui me réveille tout les jours avec ce visage, qui se couche avec qui séduit avec. La chose la plus précieuse pour moi, mon visage, moi qui en étais si fier, j'en ai presque honte aujourd'hui, merci au médecin de m'avoir oublier....
Le 3 avril de la même année, ayant été condamné par un Tribunal à 3 mois de prison ferme, pour non paiement de pension alimentaire, je me retrouve, dans une cellule de 15m2 avec 3 détenus, un qui a pris 18 ans pour terrorisme, un qui a pris 10 ans pour trafic de stup, et un mec en attente d' un jugement pour avoir agressé ses 4 petits enfants,et moi pour mes 3 pensions, je me retrouve au milieu de ces gens.
Mais qu'ais je fais pour en arriver là? Méritais-je cela? Une punition qui allais me rendre plus fort. Je passais mes journées à écrire à mes potes, ma famille, qui ne m'a jamais lâché. Mes amis étaient présents. Alors que moi dans mes 15m2 je pensais, je réfléchissais, et me disais " comment peut on mettre des gens et les mélanger ainsi"? En milieu carcéral on es traité comme de la merde, on mange mal, on dors mal, on vie plus on survie. Dans ma cellule il y avait une table, quatre armoires en métaux, deux fois deux lits jumeaux en métal, un évier, un wc avec un simple rideau pour cacher ce lieu, qui soit dit en passant n'à aucune intimité. Tu urines et fais tes besoins devant tout le monde, tu n'as plus aucune dignité ni de pudeur puisque qu'en rentrant en prison on te vole tout...
La détention te prends tout, y compris ton identité, tu n est plus qu'un numéro moi j'étais le matricule 15208. Quand tu es pd c'est encore pire. J ai essayé de le dissimuler? Mais je fais pas non plus très viril? Les railleries ont recommencés. Les insultes et menace ont fusés? Pour eux pd rime avec pédophile quel horreur de m'assimilé à cela, je suis tout mais pas sa. Je suis juste un homme qui a la faiblesse d'aimer les hommes. J'ai du affronter et ramener ma gueule comme je sais si bien le faire, quitte à me battre pour ce qui me restais de dignité. Mon seul réconfort étais la visite de ma famille, chaque semaine, avant le fameux parloir.
Evidemment on étais 20 mecs entassés dans une pièce inssalubres, ou on doit se déshabiller, passer devant un gardien, qui vous fouille vos vêtements, (des fois que je planque un flingue). Ils vont jusqu'à vous fouiller votre intimité à l aide d'un gant qui se veux stérile le change t'il à chaque fois? Je suis sur que non.
A la fin du parloir, même scénario on se redéshabille et re-fouille deux doigts dans l'anus dans le meilleur des cas, quel joie mais quel humiliation, s'agit il pas d'un viol? Ais je donné mon consentement? La réponse est non ....... Ma détention s'est achevée le 12/06/03, après une remise de peine pour bonne conduite.
Bonne conduite Ils sont trop gentils, j ai été bête et discipliné pendant presque dix semaines, comme à la star ac sauf que je suis pas finaliste que je repart anéanti, apeuré, je ne supporte plus de voir une porte fermé à clé, d'entendre une clé dans une serrure, qui va ouvrir ou pas une porte. Qui va me rendre la liberté? Qui m'a enfermé aussi autant de question qui reste à ce jour sans réponse....